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Masque NGIL d’art primitif africain utilisé par le peuple Fang, une ethnie Gabonaise.

Description

Masque traditionnel Ngil du Gabon de l'ethnie Fang. Il était porté par le peuple Fang lors des cérémonies de la protection tribal.

Caractéristiques

Ce masque africain entièrement en bois, pigments et kaolin.

Masque africain Fang Gabon vendu 500 €,

Hauteur 35 cm

Socle inclus

Référence 23220 provenance collection privée BijouxNoir

Descritpif masque africain Fang, utilisé lors des cérémonies de protection

Les Fang utilisaient des masques dans leurs sociétés secrètes. Pendant les cérémonies d’initiation des nouveaux membres ou les rituels de persécution des malfaiteurs, les masques Ngil étaient portés par les membres de cette société exclusivement masculine. Les mascarades, vêtues de costumes de raphia avec des aides, se matérialisaient dans le village après la tombée de la nuit, chacun des hommes masqués portant une torche.

Les masques Ngontang proviennent de la région du nord de la rivière Ogowe. Ces types de masques sont utilisés lors des cérémonies pour combattre le mal. Une grande majorité de la tribu Fang habite la forêt tropicale équatoriale du Gabon. Un masque Fang est porté par les chefs spirituels pendant les rituels, pour chasser les mauvais esprits ou comme symboles représentant la richesse et la prospérité.

Les peuples appelés « Fang » dans la littérature géographique et ethnographique constituent une vaste mosaïque de communautés villageoises. Ils se sont installés dans une grande région de l’Afrique équatoriale atlantique (sud du Cameroun, de la Guinée équatoriale, et quasiment tout le nord du Gabon) sur la rive droite de la rivière Ogowe. Ce sont principalement des chasseurs, mais aussi des agriculteurs. La structure sociale des Fang est basée sur le clan, un groupe d’individus ayant un ancêtre commun et sur la famille. Les Fang utilisaient des masques dans leurs sociétés secrètes. Le masque ngontang symbolise une « jeune fille blanche ». Malgré son nom, le masque n’était dansé que par des hommes initiés. Les masques ngontang étaient portés lors d’un rituel du culte Byeri vénérant les ancêtres décédés lors des cérémonies funéraires et des naissances. Chez les Fang, le blanc est la couleur des morts, et ceux au visage blanc sont venus visiter les vivants, apportant de la magie du royaume du surnaturel. Aujourd’hui, ces masques servent principalement à divertir le public lors d’occasions festives.

C’est un petit masque inhabituel de la taille d’un visage en bois sculpté fortement patiné avec des motifs incisés et des restes de poils d’animaux. Parmi les Fang du sud du Cameroun (les groupes Beti et Bulu Ngumba) et du nord du Gabon (les groupes Ntumu et Betsi), la société Byeri pratiquait un système de culte impliquant des reliques ancestrales, tandis que les rites Ngil utilisaient à la place des ossements humains dérivés d’outsiders anonymes tels que les prisonniers de guerre ou esclaves dans des pratiques spécifiques destinées à lutter contre la sorcellerie malveillante. Ces cérémonies impliquaient des danses spectaculaires et l’intervention nocturne d’un masque terrifiant à l’image d’un visage long et pâle. Le rôle de ce personnage était de découvrir des sorciers potentiellement cachés dans les villages, de les juger et de les punir.

Au fil du temps, cependant, les interventions brutales des milices Ngil ont commencé à provoquer de grands troubles dans les villages où elles étaient destinées à promouvoir la paix. Ils ont par conséquent été interdits par les autorités coloniales et les missions religieuses entre 1910 et 1920 (selon les régions). Cette interdiction a provoqué la disparition progressive des grands masques Fang Ngil. Malgré leurs formes étonnamment pures, leur ornement minimaliste et leurs expressions majestueuses et sublimes, les masques Fang sont les masques les plus recherchés par les collectionneurs aujourd’hui. C’étaient des emblèmes intégraux d’un système de croyances qui craignaient le pouvoir des esprits de l’au-delà et promouvaient un espoir de vaincre la mort et le mal, en particulier ceux causés par la sorcellerie malveillante. Ces anciens masques évoquent Ngil comme le gardien de l’équilibre entre les vivants et les morts.

Informations complémentaires

Poids 3.23 kg
Dimensions 15 × 35 cm

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